Le couperet est tombé pour l’imagerie médicale

Les pouvoirs publics et la CNAM persistent dans la déraison en gérant la santé uniquement de façon comptable. Dans la situation actuelle de difficultés d’accès aux soins et de pénurie de praticiens, nous courrons vers l’abime…

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Quand les politiques et le Directeur de la CNAM vont-ils réellement prendre la mesure de la catastrophe médicosociale vers laquelle nous allons à grand pas en continuant à gérer le système de santé uniquement de façon comptable.

Nous le voyons bien actuellement à 9 mois d’une échéance présidentielle capitale la santé n’est une priorité que pour les françaises et les français mais ne semblent pas préoccuper le gouvernement ni les candidats déclarés ou potentiels à cette élection

. En effet à ce jour ces candidats qui ont tracé les grandes orientations de leur programme n’ont fait qu’effleurer le sujet de la santé, n’en faisant pas une priorité. Voir sur le site de l’usmy.fr onglet « défense conventionnelle nationale »

Nous aurions pu penser qu’après la mobilisation du début d’année polycatégorielle avec une union syndicale homogène et les promesses faites par la Ministre  de la santé et du Directeur de la CNAM, le bâton de la coercition du plan imagerie de septembre 2025 permettrait lors des nouvelles négociations conventionnelles de l’Avenant N° 1, une attitude responsable des pouvoirs publics se traduiraient par une vision différente sur la nomenclature notamment devant les propositions des syndicats en particulier de la FNMR proposant des économies basées sur une vision différente  d’efficience et non uniquement comptable.

Les négociations conventionnelles avec la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie n’ayant pas permis d’aboutir à un accord, le plan d’économies décidé unilatéralement par l’Assurance Maladie en novembre 2025 s’est appliqué : de nouvelles baisses tarifaires sur les forfaits techniques scanner et IRM, et autres actes d’imagerie, sont entrées en vigueur au 1er juillet 2026.

Lors de sa dernière rencontre avec Thomas Fatôme, Eric Chavigny avait proposé des économies basées sur des mesures de pertinence à hauteur de 320 millions d’euros

et des mesures sur les délais d’attente de rendez-vous pour les patients en arrêt maladie à hauteur de 140 millions d’euros. En corollaire Éric Chavigny a demandé un moratoire sur les nouvelles baisses de forfaits techniques, une revalorisation du Z radiologique, le rétablissement des actes multiples et une révision des activités de référence des scanners et IRM. Il a défendu une vision nouvelle de la radiologie : non pas comme un simple poste de dépenses, mais comme un levier d’efficience pour l’ensemble du système de santé.

Ces propositions ayant été jugées sérieuses, détaillées et constructives par la DG de la CNAM, la FNMR continuera la défense de la profession sur cette ligne et réitéra sa demande de RV auprès de Thomas Fatôme.

L’USMY soutiendra sans réserve nos confrères radiologues avec la FNMR et Avenir spé