Sans chiffre derrière, cela pourrait s’appeler « la santé au pays des bisounours »

Curieux de vouloir entrainer le pays dans le système des centres de santé étendus alors que l’ensemble de ceux qui existent sont déficitaires et sans aucune évaluation financière

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Les Écologistes étoffent leurs propositions en matière de santé   Dévoilé dans une première version en décembre dernier, leur programme est désormais achevé, a été mis en ligne le 13 juillet. Les propositions formulées s’y retrouvent sans changements majeurs.

 Outre l’élargissement de la Sécurité sociale aux risques écologiques, Une étape de plus dans la course vers la présidentielle. Marine Tondelier a dévoilé ce samedi 30 mai ses mesures pour la santé environnementale. Planifier la sortie progressive des pesticides de synthèse à l’horizon 2050, interdire les aliments ultra transformés dans les cantines, bannir les perturbateurs endocriniens et les substances cancérogènes dans les produits du quotidien.

« Chacun doit pouvoir accéder à un espace vert à maximum 300 m de chez soi », dans chaque quartier, au minimum 30 % du territoire « doit être couvert de feuillage en été (toitures végétalisées, espaces verts, etc.) », et « chaque citoyen doit voir au minimum trois arbres depuis chez soi ». Dit-elle.

 Elle prévoit de généraliser les régies publiques de l’eau et de « favoriser le temps passé à l’extérieur », en développant des initiatives comme « l’école dehors ».

La secrétaire nationale des Ecologistes avait déjà proposé début mai la création d’un congé payé climatique de cinq jours par an, destiné à faire face aux vagues de chaleur.

Elle prévoit également une TVA verte sans plus de précision.

Les Écologistes plaident toujours pour une prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie des « soins essentiels nécessaires au maintien de l’autonomie et de la qualité de vie », en cantonnant les complémentaires aux « soins optionnels », et souhaitent désormais supprimer les franchises. Le plafonnement des dépassements d’honoraires des spécialistes à 50 % du « tarif Sécu » et leur interdiction pour « la moitié des ménages les moins aisés » font aussi leur apparition, en contrepartie de revalorisations des spécialités les moins rémunérées. Autre nouveauté : créer 2 000 centres de santé dans les zones rurales et quartiers prioritaires d’ici à 2030. Le « pôle public du médicament », auparavant européen, est cette fois-ci envisagé à l’échelle nationale, avec l’élargissement de l’établissement pharmaceutique de l’Agence générale des équipements et produits de santé (Ageps), affiliée à l’AP-HP. À l’échelle de l’UE, est proposé un « pôle public pour la recherche de traitements », financé par une taxe sur les médicaments sous brevet.

Si certaines de ces propositions peuvent être considérées comme légitimes, une évaluation chiffrée est indispensable. Sans cela ce programme reste pour l’instant des généralités sans consistance pratique et risque de devenir dangereux en particulier pour la démographie médicale et paradoxalement pour l’accès aux soins des patients.

Quid des charges sociales pour les entreprises et leurs conséquences sur l’économie, l’impact sur l’imposition des ménages moyens. Si tant est que les salaires moyens en France ne soient pas considérés par les écologistes comme des salaires « de riches »

Quelle vision ont les écologistes des futurs ONDAM et leur répartition entre la ville et l’hôpital ?

Quid de la liberté d’installation ? des conditions d’exercice des médecins, de la sécurité des cabinets médicaux. De nombreux problèmes sont éclipsés.

Cela semble un programme dogmatique écologique sans aucune connexion avec la réalité dans les difficultés actuelles de la population et du corps médical.

Wait and see…