USMY News – Juillet 2026

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L’avenir de la médecine libérale au royaume d’UBU, élections présidentielles 2027, Le billet d’humeur par le Dr Hanlet

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C’est le deuxième acte d’une séquence d’importance.

Paradoxalement alors que les chiffres de l’ordre national des médecins et de la CNAM montrent que le nombre d’installations en médecine générale à fait un bond plus qu’encourageant, ceux qui prônent le « bâton » continuent à s’entêter en agitant la coercition !!!

La proposition de loi qui prévoit la mise en place d’une régulation de l’installation des médecins, pour lutter contre les déserts médicaux, portée par le député socialiste de Mayenne Guillaume Garot, arrive au Palais du Luxembourg. L’adoption du texte, à l’Assemblée Nationale, en mai 2025, avait fait l’effet d’un coup de tonnerre, alors que la profession s’oppose très largement à ces mesures. A un an de l’élection présidentielle, et alors que la santé est au cœur des préoccupations de nombreux citoyens, la pression est forte sur les élus, mis au défi d’apporter des réponses.

La proposition de loi votée à l’Assemblée, prévoit, dans son article premier, l’instauration d’une contrainte à l’installation dans les territoires jugés suffisamment dotés en médecins : les généralistes comme les spécialistes qui souhaiteraient s’y installer ne pourraient le faire qu’à la condition d’un départ de praticien. Or, l’article a été totalement réécrit, au profit d’une forme de régulation moins contraignante : les généralistes pourraient échapper à cette règle s’ils acceptent d’aller exercer ponctuellement dans un cabinet secondaire, tandis que les spécialistes devraient s’engager à proposer des consultations dites « avancées » dans des territoires en souffrance. La nuance a son importance : cette version plus « soft » de la régulation fait l’objet d’une autre proposition de loi, portée par des sénateurs de droite, dont Philippe Mouiller (Deux-Sèvres, Les Républicains, LR), elle aussi adoptée en mai 2025, mais au Sénat – elle reste encore non inscrite à l’agenda de l’Assemblée – à date. Face à ce télescopage inédit, le gouvernement s’était positionné contre le texte de M. Garot et en faveur du texte porté par M. Mouiller, en y inscrivant sa propre doctrine : face aux déserts médicaux, Matignon a défendu des « missions de solidarité territoriale », que des médecins iraient exercer, jusqu’à deux jours par mois, dans des territoires sous-dotés. « Contrepartie territoriale » « Notre proposition de loi est déjà le fruit d’un compromis entre les forces politiques de gauche, de droite, du centre, avec un arc démocratique allant de LR à LFI », souligne le député socialiste. Tel que réécrit, l’article premier « ne sera pas efficace et ne donnera pas un nouveau levier d’action pour lutter contre la désertification médicale, estime-t-il. Or, c’est une urgence politique, il faut stopper l’aggravation des inégalités qui se poursuit ». Et de rappeler que les mesures contraignantes qu’il soutient ne s’appliqueraient qu’à une petite portion du territoire : les 13 % jugés suffisamment dotés, selon les chiffres de la statistique nationale portant sur l’accès aux médecins généralistes. Plutôt que de rejeter l’ensemble du texte et de prêter le flanc à un procès en immobilisme, M. Mouiller, président de la commission des affaires sociales du Sénat, l’affirme : il s’agit d’abord d’écarter une « interdiction d’installation » à laquelle il s’oppose, tout en avançant sur ce qu’il qualifie de « contrepartie territoriale ».

Il veut croire que sa méthode permettra de dépasser la levée de boucliers des syndicats de médecins libéraux. Il continue néanmoins de soutenir l’inscription de son propre texte, « plus complet », à l’agenda de l’Assemblée. « Les choses sont dans la main du gouvernement », avance le sénateur. Difficile de voir se dessiner, à ce stade, une issue concrète pour cet imbroglio, autour des deux textes législatifs, avant la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Reste à savoir si les futurs candidats au scrutin du printemps 2027 se positionneront sur ce sujet éruptif.

Hélas, à ce jour aucun des candidats déclarés à l’élection de 2027 n’a fait état de sa position en matière de politique de santé au profit de la politique sécuritaire, migratoire et économique. L’USMY comme tous les médecins libéraux s’en inquiète mais chacun jugera le moment venu.

Plusieurs des candidats « potentiels » aux élections présidentielles de mars 2027 se sont déjà déclarés, mais bien d’autres le feront dans les semaines à venir. Néanmoins, pour ceux qui l’ont déjà fait, les propositions en matière de politique de santé restent floues, imprécises et peu originales. Les choses se préciseront peut-être dans les semaines et les mois à venir.

La Santé reste une préoccupation prioritaire pour les françaises et les français, comme nous l’avons vu lors du débat sur l’avenir des retraites qui est encore d’ailleurs en suspens, aussi nous pouvons espérer que dans la campagne qui s’ouvrira, ce sujet ne soit pas occulté par d’autres comme la sécurité et l’immigration qui s’ils sont importants ont moins d’impact pour la santé de la population.

Une restructuration profonde du système de soins est à inventer en tenant compte des priorités de santé publique et de prévention moins budgétivores qu’actuellement et surtout du statut et du niveau de rémunération des soignants, de leur expertise et de leur investissement. Pour être bien soigné, il faut des soignants heureux et satisfaits de leur reconnaissance par les pouvoirs publics et les patients.

L’USMY reste vigilante et vous tiendra au courant en temps réel afin de vous informer, vous positionner ou de réagir.

Au sein des nombreux domaines dans lesquels la France descend le toboggan savonné par quarante ans d’impéritie et de lâcheté, la médecine n’est évidemment pas épargnée. Depuis quelque temps, on assiste au Concours Lépine des solutions staliniennes de nos crânes d’œufs pour apporter des solutions idiotes aux problèmes qu’ils ont créés de toute pièce.

À tout seigneur, tout honneur, voici l’Inspection générale des finances qui propose la fusion et la refondation des ordres (médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens ) sous la tutelle de l’administration. L’IGF a notamment estimé  » que le contrôle des liens d’intérêt avec les industriels au titre du dispositif anti-cadeaux était très insuffisant pour les trois ordres étudiés.  » C’est sûr, avec les fonctionnaires des ARS, ça va mieux se passer !

Ce même ministère qui poussa jadis à la création d’une troisième fonction publique, l’hospitalière, parce qu’avec leur doctorat d’état, la grille des salaires de la FP aurait mieux rémunéré les médecins hospitaliers que les plus hauts fonctionnaires de Bercy. Vous imaginez le scandale pour ceux qui touchaient alors des enveloppes en espèces !

La liberté d’installation agite aussi furieusement les parlementaires : Assemblée et Sénat se chicornent sur la meilleure manière de pallier les fameux déserts médicaux, mais on peut gager que ça finira par une usine à gaz plus ou moins coercitive.

Bien sûr quand il y a des remous la vase remonte, et Frédéric Valletoux – ministre de la Santé arraché trop tôt à notre affection, et recasé président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale-, ne pouvait longtemps retenir ses sphincters sans participer au doctors bashing de ce sabbat méphitique : plafonnement des dépassements et « encadrement modulé sur les années d’expérience » sont ses mantras.

Et pour bien agiter la brosse dans la cuvette, voici les pépites d’un « Haut Conseil (spécialité bien de chez nous) pour l’avenir de l’assurance maladie » (HCAAM), qui hésite comme l’âne de Buridan entre disparition pure et simple des dépassements d’honoraires, fermeture du secteur 2 aux nouvelles installations, ou limitation de son accès aux seuls ACCA ayant un « certain nombre » d’années d’expérience. Pourquoi pas à ceux de 70 ans accompagnés de papa et maman… C’est beau de se préoccuper de dépassements qui ne vous coûtent rien !

Partez donc en vacances le cœur léger, plein de gens intelligents et attentionnés s’occupent de votre avenir.

👉 Lire l’article « Il faut assumer une régulation des dépassements d’honoraires, estime Frédéric Valletoux« 

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Bien confraternellement,

Pour le Bureau de l’USMY, le Président : Docteur Dominique Gignac

Nous vous rappelons que l’USMY met à votre disposition le médecin coordonnateur libéral pour toute aide ou renseignement complémentaire

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