Quoi de neuf sur les propositions des candidats déclarés en matière de santé

Dans cette échéance capitale, l’USMY , comme tous les syndicats, n’est pas tenue de « faire de la politique politicienne », mais de défendre la médecine libérale tant pour les patients que pour le statut d’exercice des praticiennes et praticiens : économique, social, sécuritaire après des études de haut niveau et des responsabilités lourdes.

4 minutes

L’USMY depuis des décennies se bat avec les syndicats qu’elle représente (Avenir spé, CSMF, SML) pour la sauvegarde de la médecine libérale quelques soient les secteurs (1, 2 ou 3) contre toutes formes d’étatisation du système de santé et de salariat dont les principaux perdants seront les patients qui risquent de voir disparaitre la spécificité du dialogue singulier, la disponibilité, la fidélisation.

Déjà les jeunes générations qui attendent une qualité de vie plus équilibrée entre vie professionnelle et personnelle et les syndicats de libéraux dans le cadre conventionnel s’organisent de plus en plus en CPTS pour un exercice collaboratif, des informations partagées, une réponse à la demande de soins non programmés avec les SAS et une collaboration plus étroite entre la ville et l’hôpital pour la réponse aux urgences vitales.

Tout ceci ne doit pas passer dans l’entonnoir du salariat et des méthodes coercitives qui seront des obstacles aux initiatives locales.

En conséquence et nous le disons depuis des année le système de soin français, longtemps premier au monde, a besoin de se réformer profondément.

Mais cela ne peut se faire que par un futur Président et des parlementaires décidés « à renverser la table »

A un moment où la situation du pays est catastrophique et que les françaises et les français ainsi que les médecins dans leur exercice quotidien finissent par ne plus se sentir protégés tant pour le système de santé, la prise en charge et sécuritaire. L’USMY se doit de vous informer sur les propositions en matière de santé dans les programmes des candidats déclarés ou susceptibles de l’être, sans distinction politique par un simple reporting vous laissant ensuite de voir lequel ou lesquels répondent le mieux à leurs aspirations.

C’est l’objet de cette nouvelle rubrique : Sur les médias nationaux notamment télévisés c’est le Président « Des Républicains » qui a ouvert le bal le mercredi24 juin par une soirée spéciale :

  • Comme nous le disions dans un précédent article, pour tous les partis politiques, la santé est majoritairement éclipsée par la sécurité et l’immigration et n’est évoquée qu’à l’occasion d’un autre problème ce fut le cas de l’AME (Aide Médicale d’Etat qui est avant tout un problème migratoire).
  • C’est aussi le cas de la réforme des retraites , avec un recul de l’âge de départ (probablement 65 ans) la réforme elle-même ne se fera que sur plusieurs décades en 3 étapes . Dans un premier temps la persistance du système solidaire actuel mais en introduisant un système AGIRC-ARCO et en augmentant progressivement l’intervention de cette dernière dans l’étape suivante. Enfin dans 15 ans un système par capitalisation prédominant qui se substituerait à la répartition progressivement. Néanmoins aucun chiffre ni délais précis n’ont été évoqués. Nous n’en sommes qu’aux stades des ébauches. Il faut bien sur préciser que la campagne électorale n’a pas officiellement commencée et la liste des candidats potentiels n’est pas close
  • Autre problème évoquant transversalement la santé : lors des dispositions que proposera ce parti sur l’AME. Il prévoit de réduire plus drastiquement l’accès à ces aides et comme toutes les autres aides sociales, des conditions différentes seront instituées entre les nationaux et les étrangers.
  • Autre problème incident sur la santé, les simplifications administratives (jusqu’ici restées lettre morte) en général mais en particulier pour les attributions d’autorisation de mise sur le marché pour les médicaments sur le territoire (jouant aussi un rôle dans la pénurie grave de certaines molécules) avec toutes les conséquences économiques que cela entraine pour l’industrie pharmaceutique nationale.
  • Au niveau de l’assurance maladie la réflexion n’est pas encore finalisée sur le remboursement du petit risque, mais la volonté est d’impliquer plus fortement les complémentaires dans la prévention, qui d’après lui savent mieux gérer le risque. Enfin vraiment responsabiliser les patients en les informant de ce que coutent leurs soins au-delà de ce que le patient paie à la pharmacie. Enfin comme cela est dit depuis des décennies mais jamais appliqué supprimer toutes les complications administratives inutiles du médecin, très chronophages, permettant aux médecins de se consacrer à plus de soin.

Par contre aucun des autres volets organisationnels en matière du système de soin capitaux pour les patients et les médecins n’ont été évoqués :

  •  Refondation totale de l’organisation des soins
  • Démographie médicale et désertification
  • Statut social et économique des médecins libéraux, permettant de motiver les jeunes de s’engager en médecine en répartissant plus équitablement les moyens financiers entre les hôpitaux et la médecine libérale
  • Sécurité des médecins dans leur exercice
  • Réforme des études médicales

Le prochain candidat déclaré soumis à la question des médias sera le Président « d’ensemble pour la république » le lundi 29 juin prochain. L’USMY sera à l’écoute.