
Décidément la CNAM ne changera jamais !
Spécialiste « en faire tout et son contraire ». Surtout dans une situation économique et politique de plus en plus aléatoire, il y a tout lieu de penser qu’elle va tout faire pour gagner du temps… et attendre sereinement les présidentielles. Mais l’USMY n’est pas dupe.
La CNAM est experte pour reprendre d’une main ce qu’elle semble vouloir donner de l’autre.
En effet : Une réunion CNAM/FNMR se tiendra début de semaine prochaine et permettra à la FNMR de présenter ses propositions.
La FNMR maintiendra sa demande d’annulation des deux prochaines mesures de baisse des forfaits techniques « 12 % au 1er juillet 2026 puis au 1er janvier 2027 » et fera des propositions de pertinence.
Suivront deux réunions avec les syndicats poly catégoriels en mai et début juin, avant de, peut-être, conclure un avenant n° 1 à la convention médicale, sur l’imagerie médicale, pour le 15 juin !
Mais en même temps elle noircit l’avenir de la Classification des Actes Médicaux, qui doit être refondue, pour nous annoncer devant l’Assemblée Nationale que nombre d’actes de cette CCAM seront décotés.

La refonte de la CCAM aboutira sans doute à des « baisses », prévient Thomas Fatôme.
Auditionné mercredi 6 mai à l’Assemblée Nationale par les députés de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité Sociale (Mecss) sur la révision de la classification commune des actes médicaux (CCAM), le directeur de la CNAM a jugé « vraisemblable » que ce travail complexe aboutisse « à des redistributions importantes » et à une baisse des honoraires de certaines spécialités.
Il est assez probable que les radiologues seront impactés par ces décotes. Si cela n’est pas un tour de passe-passe !!!
La seule parade est syndicale en ne baissant pas la garde, en restant ferme, comme a prévu de le faire la FNMR et l’USMY.

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Les Agences Régionales de Santé prennent l’eau et chacun d’entre nous se pose la question depuis des années et depuis quelque temps même les politique et la Cour des Comptes. Assez ou encore ?
Billet d’humeur du Docteur Richard Hanlet
Hasard du calendrier, l’arrivée du Hantavirus coïncide avec une proposition de loi du Sénat préconisant de supprimer plusieurs agences, dont les ARS.
Il faut dire que depuis leur création en 2010, ces organismes n’ont pas brillé.

Leurs deux trains de retard systématiques sur les événements urgents, qu’ils soient nationaux comme le Covid ou les EHPAD Orpéa, ou locaux comme ces intoxications répétées en mars dans un lycée de la Plagne (la préfecture a dû finalement prendre elle-même l’initiative d’envoyer un agent sur place), illustrent bien leur inadéquation à leurs missions qui, pour rappel, sont « la veille et la sécurité sanitaires, l’anticipation, la préparation et la gestion des crises sanitaires ainsi que l’observation de la santé. »
En revanche dans leur autre mission, “la régulation de l’offre de santé en région”, les ARS ont donné la pleine mesure de leurs moyens, ou selon certains, de leur nuisance. Ordres et syndicats départementaux ne tarrissent pas d’amabilités sur ces “boulets administratifs qui freinent les actions de terrain par des absences de décision et des procédures à outrance. »
Et ce n’est pas la Cour des Comptes qui viendra à leur secours, elle qui avait montré dans un précédent rapport que ces « objets administratifs non identifiés » souffraient d’une « focalisation excessive » sur la réglementation et sur « l’organisation de l’offre de services de santé ».
Il faut reconnaitre que ni déconcentrées, ni véritablement autonomes, les ARS illustrent bien l’aporie française qui poursuit le fantasme de marier le jacobinisme avec la décentralisation. La dernière, sous Hollande, a ainsi conduit l’ARS d’Occitanie à coiffer treize départements ! Quant aux trois cents pages de documents résumant le Projet Régional de Santé 2023-2028, six pages y sont nécessaires pour décrypter les acronymes et abréviations utilisés [1]
Ancienne députée du Loiret et aujourd’hui ministre de la Santé, Stéphanie Rist s’était elle-même émue en novembre sur RTL du refus de l’ARS d’accorder un IRM de plus à son fief : « Quand les départements, quand les élus du territoire considèrent qu’il faut le faire et qu’ils ont les financements à côté, ce n’est pas à l’administration centrale de dire : c’est autorisé ou pas« . Alors soutiendra-t-elle la proposition du Sénat, contre laquelle se dresse bien évidemment le monde hospitalier public (endogamie oblige) ?
On voit bien que finalement confinées à une gestion purement administrative et technocratique, les ARS servent surtout à surveiller, encadrer et contraindre les médecins (surtout libéraux), en perdant de vue l’essentiel, l’intérêt des patients.
Une passionnante commission parlementaire vient de se terminer. Une autre sur les ARS ne serait-elle pas intéressante ?
[1] Petit quizz : que sont les CATS, le GOAL, le MOIST, un SONS, un BAPU ?
https://participationcitoyenne.ccomptes.fr/processes/consultation-cdc/f/5/proposals/123
https://www.lemediasocial.fr/les-ars-ont-echoue-voila-pourquoi-et-comment-il-faut-les-remplacer_yJ9Q4Y
https://www.lecanardenchaine.fr/sante/51097-un-patron-dars-mouille-par-le-scandale-perrier
https://lasanteavoixhaute.jimdoweb.com/fil-santé/2025/les-ars-une-nouvelle-fois-sous-le-feu-des-critiques/
https://contrepoints.org/environ-350-acronymes-dans-le-projet-regional-de-sante-des-pays-de-la-loire/
https://www.egora.fr/actus-pro/politiques/cette-proposition-de-loi-lr-veut-supprimer-les-ars
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/ce-serait-tres-dangereux-les-projets-de-reforme-des-ars-inquietent-les-hopitaux
https://www.ici.fr/centre-val-de-loire/loiret-45/meung-sur-loire/l-ars-refuse-le-projet-d-irm-a-meung-sur-loire-on-marche-sur-la-tete-deplore-la-maire-aurore-caro-3363910
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Bien confraternellement,
Pour le Bureau de l’USMY, le Président : Docteur Dominique Gignac
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