L’USMY a raison de vous demander de rester mobilisés

Il y a quelques jours sur nos pages nous nous félicitions de l’ouverture de la négociation de l’avenant N° 1 à la convention de juin 2024, mais nous avions raison d’attirer votre attention sur l’inconstance (pour ne pas dire plus…) de la CNAM

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Nous ne pensions pas avoir raison sitôt et dans la négociation qui débute cela nous conforte de ne rien lâcher dans cette négociation pour les radiologues, mais aussi les médecins vasculaires et les cardiologues (FNMR, Avenir spé)

Avec nos syndicats nationaux l’USMY  prend acte du premier pas engagé par la CNAM dans le cadre des négociations de l’avenant n°1 à la convention médicale vers une meilleure prise en compte de la pertinence des soins et des examens que nous préconisons depuis des décennies, au lieu de ramener toute négociation à une vision purement comptable, même si celle-ci doit être prise en compte

Depuis des années, nous  défendons une évolution de notre système de santé fondée sur la qualité, la pertinence et la prévention plutôt que sur des logiques purement comptables et des baisses tarifaires répétées. Voir enfin la pertinence entrer dans le champ conventionnel constitue donc un signal positif.

Mais cette avancée reste aujourd’hui contradictoire dans sa philosophie comme dans sa méthode. La CNAM associe cette démarche à de nouvelles baisses tarifaires en imagerie touchant de plein fouet les radiologues, les médecins vasculaires et les cardiologues. Cette logique est contraire à une démarche de pertinence. L’USMY et tous les syndicats nationaux qui la compose soutiennent pleinement les positions défendues par les radiologues, les médecins vasculaires et les cardiologues. Elle démontre que les économies déjà réalisées dépassent très largement les objectifs initialement fixés par le législateur. Dans ces conditions, poursuivre les baisses tarifaires n’aurait plus de justification économique mais traduirait une vision exclusivement budgétaire de la régulation. Attitude qui ne fera qu’aggraver le désamour du monde libéral pour la médecine libérale (Atlas de la démographie médicale du CNOM)et poussera les futurs bacheliers à se diriger vers un autre domaine que la médecine en particulier libérale. Nous vous laissons imaginer ce que deviendra l’accès aux soins pour les patients. Les pouvoirs publics et la CNAM en porteront l’entière responsabilité.

Partout dans le monde, les politiques de pertinence et de qualité reposent sur l’adhésion des professionnels et sur des mécanismes d’incitation. On ne construit pas une médecine de la pertinence par la sanction permanente ni par des coups de rabot successifs.

La pertinence suppose du discernement, de la cohérence, de la sagesse, du temps, des outils, des référentiels partagés, de la pédagogie et surtout une confiance réciproque. La position actuelle de la CNAM nous fait nous égarer sur des chemins de contournement.

C’est pourquoi nous demandons tous à la CNAM d’ instaurer immédiatement un moratoire sur les nouvelles baisses tarifaires prévues en imagerie afin de laisser aux médecins le temps aux syndicats de médecins dans cette négociation de proposer une voie différente basée sur la confiance mutuelle en tenant compte de tous les facteurs à prendre e y compris la soutenabilité économique.

Cela ne pourra se faire que dans un accord « gagnant, gagnant… ».

Nous comptons sur votre soutien par une adhésion motivée.