Pauvres patients, pauvres médecins qui doivent se contenter de rapiéçage du système de santé pour des problèmes de gestion comptable à la petite semaine nous conduisant à la situation démographique catastrophique que les uns et les autres rencontrent.
La crise de l’accès aux soins actuelle n’est pas une surprise. Elle est le produit d’un aveuglement collectif irresponsable
Tout était connu. Tout était documenté, les syndicats médicaux l’ont suffisamment anticipé et pourtant, rien n’a été anticipé.
Aujourd’hui, on semble découvrir les déserts médicaux comme une fatalité… et l’on ressort les mêmes recettes inefficaces : primes, aides, dispositifs technocratiques.
Pire encore, les politiques et les pouvoirs publics proposent désormais la contrainte. Remettre en cause la liberté d’installation serait une faute politique et une erreur sanitaire majeure. On ne corrige pas un défaut d’attractivité par l’obligation.
Le vrai sujet n’est pas le nombre de médecins.
Le vrai sujet, c’est le système dans lequel on leur demande d’exercer.
Complexité administrative, perte de sens, absence de reconnaissance : voilà ce qui détourne les jeunes générations de l’exercice libéral.
L’Union des Syndicats Médicaux des Yvelines et les syndicats nationaux qui la composent nous refusent cette logique. Nous portons une autre voie : celle d’une médecine libérale organisée, territoriale, responsable, fondée sur la qualité, la pertinence et la confiance.
La démographie médicale n’est pas un problème. C’est le résultat d’un système à bout de souffle.
Il est donc temps, nous le répétons, de le réformer… en profondeur il s’agit là d’une volonté politique qui n’existe toujours pas pour un domaine que les françaises et les français jugent prioritaires.


