USMY News – Novembre 2026

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Docteurs juniors, LFSS 2027, billet d’humeur du Dr Hanlet et résultats de notre premier sondage : l’USMY vous informe !

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L’USMY souhaite alerter les jeunes consœurs et confrères Docteurs juniors sur l’indispensabilité de s’inscrire au Conseil de l’ordre départemental des médecins sous peine d’être poursuivis pour exercice illégal de la médecine, notamment en cas de plainte et pour les spécialistes d’organes de non prise en compte d’une année sans inscription par l’Assurance Maladie dans leur cursus lors d’une éventuelle demande future d’accès au secteur 2 (secteur à honoraires libres).

L’USMY vous rappelle donc ci-dessous les démarches à effectuer :
Pour l’inscription des docteurs juniors au Conseil de l’Ordre, voici les étapes à suivre :

  • Demande d’inscription : Vous devez demander votre inscription sur un tableau spécial établi par le Conseil départemental de l’Ordre des Médecins de votre CHU de rattachement.
    • Documents nécessaires : Préparez les documents suivants : carte d’identité, diplôme de formation approfondie, certificat de scolarité, attestation de réussite au diplôme de docteur en médecine, décision de nomination, et un CV détaillant vos stages.
    • Délai d’inscription : Vous devez initier votre demande dans les trois mois suivant votre nomination.
    • Réunion d’inscription : Une réunion d’inscription est obligatoire pour valider votre inscription sur le tableau spécial des docteurs juniors.
    • Renouvellement annuel : L’inscription est valable pour une année et doit être renouvelée chaque année jusqu’à la validation de la phase de consolidation du 3ème cycle.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site du Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins des Yvelines www.cdyom.org.
A défaut, le site de Conseil National de l’Ordre des Médecins www.conseil-national.medecin.fr.

Le sondage du mois

Votre avis compte !

L’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) est fixé à 2,1 %, avec une progression envisagée plus importante pour l’hôpital que pour la médecine de ville.
Cette répartition vous paraît-elle équitable ?

Les sondages passés

Découvrez les résultats,
Comparez votre point de vue à celui de vos confrères Consultez l’analyse faite par l’USMY

Le Projet de Loi de financement de la Sécurité sociale qui impactera directement notre exercice à partir de 2027 a été présenté au Conseil des Ministres et est discuté à l’Assemblée Nationale.

Voici ce qu’il contient dans la version soumise à l’assemblée mais, qui, comme d’habitude pourra considérablement évoluer dans le bon ou le mauvais sens… Après par les commissions, par les 2 lectures successives de l’Assemblée mais aussi les 2 lectures du Sénat et si nécessaire après la saisine de la Commission Mixte Paritaire (Assemblée et Sénat) et enfin l’avis du Conseil Constitutionnel pour une adoption normalement début décembre.

C’est dire que cette version (dont nous n’avons gardé que les mesures impactant notre exercice) est brute de décoffrage et est surement loin de la version définitive qui sera adoptée. Bien entendu l’USMY suit l’actualité et vous en fera part et nos syndicats nationaux déposeront de nombreux amendements et rencontreront les parlementaires pour les alerter sur les mesures nocives.

« Le déficit de la sécurité sociale devrait atteindre 21,8 milliards d’euros (Md€) en 2026 (contre 21,6 Md€ en 2025).

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 prévoit de réduire quasiment de moitié le déficit en 2027, en le ramenant à 12,7 Md€. L’effort prévu portera « majoritairement sur les dépenses », notamment celles de retraite et de santé.

En 2027,le niveau de l’Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) global augmentera de 2% (+ 5,5 Md€), pour un total de 278,7 Md€. L’augmentation est moindre qu’en 2025 et 2026 (+3%). Le PLFSS détaille les sous-objectifs de dépenses : 

  • 118,3 Md€ pour les dépenses de soins de ville ; 
  • 116 Md€ pour les dépenses des établissements de santé ; 
  • 18,8 Md€ pour les dépenses relatives aux établissements et services pour personnes âgées ; 
  • 16,3 Md€ pour les dépenses relatives aux établissements et services pour personnes handicapées ;
  • 5,9 Md€ pour le Fonds d’intervention régional et soutien à l’investissement ; 
  • 3,4 Md€ pour le reste.

Soit 151,1 milliards pour les établissements contre 118,3 pour la médecine ambulatoire

Pour respecter l’ONDAM, le gouvernement prévoit 5,1 Md€ d’économies sur les dépenses de santé.

Les remboursements de certains soins par l’Assurance maladie seront baissés et transférés aux complémentaires santé, pour une économie prévisionnelle de 1,2 Md€. 

Le prix et les volumes de médicaments et dispositifs médicaux remboursés sont diminués. Le PLFSS prévoit d’adapter les remboursements aux évolutions des connaissances scientifiques, à l’arrivée de nouvelles alternatives thérapeutiques et aux modifications des stratégies de prise en charge. La Haute autorité de santé (HAS) pourra réévaluer chaque année les médicaments inscrits au remboursement. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est quant à elle habilitée à réévaluer les conditions de la délivrance des médicaments soumis à prescription médicale obligatoire en vue d’un passage à une prescription facultative. 

Des économies seront réalisées sur les arrêts maladie, via la réduction du nombre d’arrêts et de leur durée. L’objectif est de diminuer les dépenses d’indemnités journalières, en encadrant davantage le suivi médical des personnes en arrêt de travail de longue durée. À cette fin, la coordination entre le médecin traitant, le médecin du travail et le médecin-conseil de l’assurance.

La « taxe soda », actuellement imposée sur les boissons sucrées, est étendue aux produits solides emballés sucrés et transformés. Son barème sera croissant, selon la teneur en sucre du produit.

De nouvelles mesures sont également prévues pour la mise en œuvre de la stratégie « vaccination et immunisation 2025-2030 » et le déploiement du réseau France santé, dans la continuité de la LFSS pour 2026. 

Le PLFSS prévoit également des mesures destinées à renforcer l’accès aux soins des enfants pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) et la prise en charge sanitaire des mineurs victimes.

C’est un appendice chroniquement inflammatoire -mais hélas pas de ceux qui s’opèrent-présenté chaque année au parlement dans le cadre du PLFSS (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale). Là, sous la houlette de Me. Braun-Pivet, il sera débattu, amendé, trituré, pour finir par être imposé par tous moyens, même légaux. 

Puis l’été prochain, on s’apercevra qu’il a été enfoncé plus sévèrement que les Ardennes en 1940, et on fera comme d’habitude : gel des revalorisations tarifaires prévues pour les professionnels de santé libéraux, baisse de quelques lettres-clés pour les radiologues et les biologistes, augmentation des franchises sur les médicaments, transports, IJ, etc., le choix est vaste.

Classiquement, et en raison de l’esprit de corps entre fonctions publiques, l’hôpital s’en tire toujours moins mal : les revenus de ses fonctionnaires sont toujours préservés. Et puis ce ne sont que des chiffres sur un tableau excel, et un déficit, ça se reporte…

Bien plus absurde l’iniquité de la différence de traitement entre la ville et l’hôpital, alors que la principale entrée dans le système de soins est incontestablement la médecine libérale, en particulier les médecins traitants pour la médecine générale à une époque où la demande de soins est de plus importante compte tenu du vieillissement de la population mais aussi du développement des techniques de pointe de plus en plus onéreuses pour les spécialistes.

Ça marche comme ça depuis 30 ans, et on voit mal pourquoi, dans la situation économique actuelle du pays, ça changerait, surtout pendant le concours Lépine de démagogie à six mois de la grande élection.Un candidat osera-t-il proposer ce qui devrait être à l’ordre du jour ? Non pas “comment financer notre système social ? ”. Mais bien “changeons ce système à bout de souffle”. Ce qui permettrait aux Français de rejoindre les pays voisins, où on ignore trépied républicain, jacobinisme/bureaucratie/fiscalisme, et où on accède à un urgentiste dans l’heure, et à un médecin libéral dans la semaine.

Nous vous rappelons que l’USMY met à votre disposition le médecin coordonnateur libéral pour toute aide ou renseignement complémentaire

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