Suivi du sondage USMY de septembre 2026

Dans la période que nous vivons nous, citoyens et néanmoins médecins libéraux, comme tout le reste de la société nous avons du mal à trouver nos repères tant sociétaux que professionnels tant pour la génération du papy-boom que pour les jeunes médecins. Il nous parait indispensable, surtout en cette période préélectorale, de connaitre les aspirations…

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Dans la période que nous vivons nous, citoyens et néanmoins médecins libéraux, comme tout le reste de la société nous avons du mal à trouver nos repères tant sociétaux que professionnels tant pour la génération du papy-boom que pour les jeunes médecins.

Il nous parait indispensable, surtout en cette période préélectorale, de connaitre les aspirations des médecins en fin de carrière ( y compris en cumul emploi retraite) mais surtout pour ceux et celles qui rentrent dans la profession et où il est difficile de savoir ce que sera l’avenir des médecins libéraux.

L’USMY a donc décidé d’innover en lançant chaque mois un sondage en ligne sur les orientations et les propositions que doivent prendre les syndicats et en particulier l’USMY pour mieux « coller » aux aspirations de nos collègues. En effet un syndicat sérieux et responsable doit certes s’opposer aux décisions des pouvoirs publics délétères MAIS en revanche celui-ci doit proposer des solutions alternatives.

La première question a été mise en ligne en septembre 2026 : « Est-il souhaitable de maintenir un régime conventionnel pour les médecins libéraux ? »

La proposition de réponse était binaire :

Les répondants ont réagi par NON à 69,6 %. Le OUI a remporté 30,4 % des suffrages. Merci à tous ceux d’entre vous qui ont répondu.

Pour l’USMY l’interprétation n’est pas univoque et doit confronter tous les avantages et les risques

  1. En effet cela aurait tendance à laisser penser qu’il s’agit de la part des médecins d’un rejet du système conventionnel dans sa globalité notamment par manque de respect des engagements de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, mais aussi de l’absence de financement du système de santé à la hauteur  d’une réponse adéquate  des pouvoirs publics à  l’augmentation de la demande de soins de la population, de l’augmentation des maladies chroniques dans une population vieillissante, du développement des technologies de pointe très onéreuses  dont les médecins de toutes les spécialités ne peuvent se passer  et enfin d’une absence de reconnaissance financière  des médecins responsable en grande partie des dépassements d’honoraires. Rappelons que le niveau des honoraires des médecins en France est le plus bas de tous les pays européens.
  • Mais la deuxième hypothèse serait que, rien ne dit que les opposants au régime conventionnel le seraient si les engagements des caisses sur ce qui a été signé dans les négociations étaient respectées, et que les médecins puissent avoir les moyens et le temps de répondre à la demande de soins en tenant compte des changements sociétaux et de l’aspiration des jeunes générations d’exercer selon de nouveaux modes de pratiques collaboratives en ayant une vie professionnelle et familiale équilibrées.

Un syndicat responsable comme l’USMY se doit d’être clair sur les risques inhérents à une sortie du système conventionnel afin d’évaluer objectivement les avantages et les risques. En effet et il y a tout lieu de penser que risquer de laisser le financement de la santé, des actes, et des techniques à des assureurs privés quels qu’ils soient mettra les médecins « à la botte » comme nous le savons et comme nous l’avons vu pour les établissements privés ou les plateaux techniques , tenus à une certaine rentabilité puisque leur politique  est uniquement de type commerciale. Situation où il ne faudrait pas lâcher la proie pour l’ombre.

Sans en arriver au système américain dont on connait le fonctionnement antisocial le médecin français risquerait d’être soumis à des injonctions et à des négociations sur ses honoraires et son activité dont il risque de faire les frais au profit de la rentabilité des assureurs payeurs. Nous voyons cela dans les réseaux de soins structurés par les assureurs et où les professionnels sont tenus de respecter le rendement sous peine d’être exclus (dentistes, audio prothésistes, cliniques etc…). Bien sûr ceci officialiserait une médecine à 2 vitesses

Autrement dit la sagesse serait la voie médiane continuer à mettre la pression sur le gouvernement et les caisses pour retrouver le haut niveau du système de santé que la France a connu. Non seulement grâce à la coexistence d’un système de santé binaire libéral et public mais de protection sociale exemplaire et de protection des médecins surs que leurs soins continueraient à être solvabilisés. Ceci est la voie que souhaitent emprunter les grands syndicats médicaux.

L’objet de ces sondages est bien sûr de nous en inspirer dans nos revendications, et merci encore une fois d’y avoir participé, mais notre rôle est d’en apprécier les résultats dans toutes leurs dimensions et de vous en faire part. Pour celui-ci compte tenu du résultat nous nous en servirons en brandissant les 69,6 % de non au système conventionnel comme une menace des médecins libéraux de sortir du système vis-à-vis des pouvoirs publics avec tous les travers que cela comportent pour eux sur un plan social et politique.