En matière de dépenses de santé rien n’est vraiment clair ni définitif avec les politiques. C’est notre rôle de syndicats auprès des différents parlementaires que de faire comprendre pourquoi les éventuels dépassements de l’ONDAM 2026 ne sont pas le seul fait des médecins dont le rôle est de répondre à la demande de soins croissante et de subir conditions socio-économiques qui se dégradent.
Le gouvernement vise deux milliards d’euros d’économies en 2026 dans le champ de la Sécurité sociale L’information, révélée par Le Monde le 20 avril, n’a pour l’heure pas été confirmée par l’exécutif, mais pourrait être officialisée ce 21 avril à l’occasion d’un comité d’alerte sur les finances publiques. Ces efforts viendraient s’ajouter aux 4 milliards d’euros de gels de crédits du budget de l’État annoncés par Les Échos. Le comité d’alerte – exercice lancé en 2025 – a pour objectif de dresser un état des lieux des comptes publics. Outre les ministres concernés, il réunit des parlementaires, directeurs de caisses de Sécurité sociale ou encore partenaires sociaux. Le président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Frédéric Valletoux (Horizons), n’y a pas assisté pas pour cause d’impératif en circonscription. Le rapporteur général de la commission à l’Assemblée, Thibault Bazin (DR), et son homologue au Sénat, Élisabeth Doineau (UC), étaient représentés par des administrateurs. La réunion s’inscrit cette année dans un contexte géopolitique tendu : « Les hypothèses macroéconomiques évoluent beaucoup (inflation, chômage…) avec la crise en Iran », a expliqué un député à Contexte au sujet du respect de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam). Un avis du comité d’alerte de l’Ondam est d’ailleurs attendu pour ce mois d’avril.
Le Comité d’alerte dont il est question ci-dessus,, mis en place par la Loi , dans cette période catastrophique pour les finances publiques est a surveillé « comme le lait sur le feu », car tout dépassement de l’ONDAM prévu par cette instance bloquera toutes revalorisations tarifaires à venir au moins pour une période de 6 mois. L’USMY et tous les syndicats suivrons la situation de près même si pour l’instant comme vous le verrez ci-dessous après sa première saisine le Comité d’alerte n’est pas alarmiste
Le comité d’alerte de l’Ondam appelle à « une grande vigilance » sur les dépenses de soins de ville et des établissements de santé Le risque d’un dépassement de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 2026 au-delà du seuil d’alerte de 0,5 % du montant prévisionnel des dépenses, soit 1,4 milliard d’euros, est pour l’instant à exclure, rassurent les quatre experts du comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie. Pour autant, leur premier avis de l’année, paru le 20 avril, liste des risques « multiples » de dérives du côté des soins de ville. Et ce, du fait d’économies finalement plus limitées que prévu sur les tarifs des professionnels de santé, d’un retard de mise en œuvre du plan sur le bon usage des médicaments ou encore du report au 1ᵉʳ octobre du ticket modérateur à 15 % sur les médicaments peu efficaces pour les patients en affection de longue durée (ALD). Les objectifs de baisses de prix sur les produits de santé risquent aussi de ne pas être intégralement atteints, alors que ce fut le cas en 2024. Sans compter que l’hypothèse d’un ralentissement de l’évolution des indemnités journalières par rapport à 2025, retenue dans le calcul de l’Ondam 2026, est pour le moins incertaine. Les économies que doivent réaliser les établissements de santé sont aussi soumises à plusieurs aléas, parmi lesquels les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur leurs charges.
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