ARS Yvelines UBU en son royaume

Si Alfred Jarry était encore vivant, il se reconnaîtrait sans doute dans l’ARS des Yvelines ! L’adjectif ubuesque colle parfaitement à l’attitude de cette institution qui, en matière de permanence des soins comme sur bien d’autres dossiers, joue les apprentis sorciers

2 minutes

L’ARS des Yvelines : un théâtre ubuesque à la Jarry !

Si Alfred Jarry était encore vivant, il se reconnaîtrait sans doute dans l’ARS des Yvelines ! L’adjectif ubuesque colle parfaitement à l’attitude de cette institution qui, en matière de permanence des soins comme sur bien d’autres dossiers, joue les apprentis sorciers.

Un sabotage incompréhensible Comment imaginer qu’à l’heure d’un panorama démographique catastrophique et d’une demande de soins exponentielle, l’ARS – censée organiser une réponse locale adaptée pour les soins non programmés – puisse détruire une structure créée par des médecins libéraux et des municipalités, et qui fonctionnait avec succès ? À Montigny-le-Bretonneux, depuis plus de vingt ans, les médecins libéraux ont mis en place une maison médicale de garde, fruit d’une initiative locale et d’un partenariat avec la mairie. Cette structure, gérée par l’association AM3V, permettait d’assurer une réponse aux demandes de soins non programmées en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux régulées par le 15, avec des médecins rémunérés à l’acte et  une astreinte de  200 euros pour 4 heures de garde… jusqu’à ce que l’ARS   instaure un principe de dégressivité de l’astreinte la ramenant en fait à 60 euros ! Drôle d’incitation, en effet. Cette astreinte n’avait jamais été réévaluée depuis l’origine soit depuis 23 ans !

La carotte remplacée par le bâton Alors que le système de santé a plus que jamais besoin d’inciter les médecins en activité, les séniors et les futurs praticiens à s’installer, l’ARS choisit la coercition.  Le mouvement de grève des médecins de garde conduisit ces derniers à se mobiliser, non seulement à Montigny, mais aussi aux Mureaux, Mantes et Montfort-l’Amaury. La réponse de l’ARS ? Réquisitionner systématiquement les médecins des maisons de garde – et seulement ceux-là au motif qu’ils connaissaient les lieux – puis ériger la réquisition en système, au mépris de la permanence des soins. Résultat : désengagement des médecins de garde qui ont fourni des dispenses pour raison d’âge ou médicales mais aussi de la municipalité (à la demande de l’association des médecins pour faire cesser les réquisitions), fermeture de la maison de garde, et pour les patients, une seule alternative : les urgences hospitalières, déjà saturées et bien plus coûteuses.

Un mutisme coupable Les administrateurs de l’AM3V, soutenus par le Dr Eric-Alain JUNES élu de Montigny le Bretonneux et de Saint Quentin en Yvelines, ont réagi en demandant le soutien du député, du sénateur et du maire. Peine perdue, L’ARS persiste dans son mutisme coupable et irresponsable, laissant les médecins dans l’impasse et la population sans réponse.

L’USMY dénonce et soutient sans réserve les volontaires de l’AM3V et des associations de permanence de soins Yvelinoises et alertera la population du département : l’ARS, et elle seule, portera la responsabilité de la difficulté d’accès aux soins en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux.